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Pedro Canali

Old Man Rooth

I’ve been around poker for a little over ten years now and since online poker moves so much faster than live poker that’s close to a lifetime.

Considering how fast online poker moves, I’d say dog years are a good metric to use. Since I’ve been playing online for 10 years and I am now 31, I’m basically 70 in online poker years. According to my peers it's pretty accurate. They call me @Adam Levy, a.k.a. Roothlus, a.k.a. Old Man Rooth.

I started playing when most Americans did, around the Moneymaker Boom of 2003, which to me felt like the Wild West of Online Poker.

There were plenty of places to log on and play but no one knew anything. Three-bet? What’s that? Re-entry? Never heard of it. Basically my first few years playing poker was experimenting with what I thought was correct, which usually wasn’t. It sure was fun though.

"...the Moneymaker Boom of 2003, which to me felt like the Wild West of Online Poker."

 

Back then, the highest NL game on #PartyPoker was a $1-$2 $200 max buyin but sit-n-gos were thriving. Party Poker had the fantastic idea to create these Step tourneys and those were quite a hit. The $1060 Step 5s fired constantly and blinds didn’t move up by a time, they moved up by how many hands you played, which on PP was every nine hands. Crazy, right? The Steps were so huge that by 2005, Party Poker had the bright idea to create a Step Higher. This tourney was insane. It’s been a long time so I don’t remember the exact buyins to each level but I think it started at $33 at Step 1 and it was winner-take-all all the way to the final step, Step 6. Step 6 was a $15000 buy in and 1st got $100,000. In the later steps it was no longer winner-take-all but the idea at the time to turn $33 into $100k was mindboggling. I just so happened to be friends with the guy who won the first Step Higher ever ran and was able to witness it. It was madness to see that happen on a computer at the time and really, it still is. I think Party Poker ran only 5 or 6 of these before realizing the absolute lunacy of the idea. Regardless, it was super cool to sweat one while they lasted.

IRC Poker, developed in 1995, was the precursor of modern online poker rooms.

 

While we are on the topic of Party Poker, around the same time the Step Highers got rolled out, Party Poker changed the structures of their tourneys.

Now I don’t know if it was intended or a silly glitch but once they changed the structures there was this rebuy trick. Basically if you went all in no matter if you had lower than 6k in chips (2x initial buyin) or way higher you could rebuy because technically you had 0 chips while you were all in. I have no idea if they planned it this way but around that time Party Poker was coming out with new ways for their customers to spend as much money as possible on their website and this very well could’ve been one of them. There were no powerful forums and social media wasn’t a thing yet, so Party Poker didn’t have to adhere to certain ethics and rules. On an average day I would buy in for about $300 in the $30 rebuy along with plenty other regs and have about 20k-40k in chips depending on how many people woke up with big hands while I was shoving trying to rebuy. This was a massive edge and it became a routine of seeing Lilholdem954 (@Chad Batista), Bel0wAb0ve (@Kevin Saul), and me, Roothlus, at the final table. I yearn for the days of the rebuy glitch.

 

This is definitely getting to be lengthy but I hope you enjoyed those two anecdotes from the online poker of yesteryear. 

4 Commentaires Afficher tout

very nice piece of hstory good for yougsters like me :)

cool article, we're from the same generation I see, is nice to read that i'm not the last dinosaur ahah

Nice article... I was there, playing limit. Something like 20 to 30 tables of 15/30 limit games full ring were running 24 hours a day, crazy times!

Adam Levy | Le Poker Online au Far West

Je suis dans le poker depuis une dizaine d’année environ, et je me sens un peu obligé de partager certains faits historiques sur le poker en ligne.

Et parce que le poker en ligne évolue beaucoup plus vite que le poker live, quinze ans correspondent à une vie entière de joueur. Je suppose donc que la comparaison d’âge entre l’homme et le chien est une bonne échelle pour en parler. Mesuré ainsi: j’ai joué en ligne pendant dix ans et j’ai désormais 31 ans. J’aurais donc plus ou moins 70 ans dans le monde du poker en ligne, ce qui d’après le surnom que m’ont donné mes mes pairs semble assez juste: @Adam Levy, connu sous le nom de Roothlus, appelé Old Man Rooth (“Le vieux Rooth”)...

J’ai donc commencé à jouer en même temps que la plupart des Américains, au moment du boom suivant la victoire de @Chris Moneymaker, une période qui correspond à l’époque "Far West" du poker en ligne. Il y avait une quantité d’endroits pour se logger et jouer, et personne ne savait grand chose. Three-bet? C’est quoi ça? Ré-entrée? Jamais entendu parler… Bref mes premières années de jeu en ligne furent celles de l’expérimentation sur la base de ce que je pensais juste, et qui généralement ne l’était pas. En tous cas, c’était amusant!

 

"(...) la victoire de Chris Moneymaker, une période qui correspond à l’époque "Far West" du poker en ligne.")

En ces temps là, les plus hautes parties en no-limit sur #PartyPoker était certes des $1-$2 avec un buy-in maximum de $200, mais le nombre des sit-n-gos explosait. PartyPoker avait eu l’idée formidable de créer des tournois par niveaux qui furent un succès. Les tournois de niveaux 5 à $1060 démarraient constamment et l’augmentation des blindes n’était pas liée au temps mais au nombre de mains jouées (toute les neuf mains exactement).

Chaque niveau avait tellement de succès qu’en 2005, PartyPoker en ajouta un supplémentaire (le Step Higher): on pouvait donc débuter au premier niveau avec 33$ et finir au sixième avec un buy-in de $15000, où le vainqueur repartait avec avec la totalité des $100’000 de gains. Par la suite les gains furent partagés, mais l’idée de transformer $33 en $100’000 fut une révolution.

J’étais ami avec le vainqueur du premier Step Higher et j’ai pu assister à sa victoire. C’était tout simplement incroyable de voir ça via un ordinateur à cette époque. Seuls 5 ou 6 Step Higher eurent lieu avant que Party Poker ne réalise la folie que c’était, mais ça a été cool même de simplement y prendre part pendant que ça a existé.

 

IRC Poker, créé en 1995 et première online room.

Puisque nous parlons de PartyPoker, à la même époque où se tenait les tournois Step Higher, ils changèrent les structures de leurs tournois. Je ne sais pas si c’était volontaire ou un simple bug, mais une fois cette modification apportée au site, il y avait une possiblité de rebuy que vous pouviez utiliser à volonté. En gros, une fois all-in, peu importe que vous ayiez moins de 6000 chips (soit deux fois le buy-in initial) ou beaucoup plus, vous pouviez faire un re-buy puisque pendant le temps de votre all-in vos chips étaient à 0!

Je ne sais pas si c’était planifié mais ceci arriva durant la période où PartyPoker déboulait avec de nouvelles idées pour aider ses clients à dépenser le plus possible sur leur site, et ceci pourrait très bien en avoir été une! Il n’y avait pas de forum très puissant et les médias sociaux n’existaient pas encore, donc PartyPoker n’avait pas à adhérer à une certaine éthique et à des règles.

En moyenne j’investissais $300 dans le $30 re-buy de même qu’un grand nombre d’habitués, et j’avais entre 20 et 40’000 chips selon le nombre de personnes qui se réveillaient avec des qui se réveillaient avec des préniums pendant que j'étais all-in pour pouvoir faire mes re-buy. C’était une arme massive et ce devint une routine de voir Lilholdem954 (@Chad Batista), Bel0wAb0ve (@Kevin Saul) et moi à la table finale. Combien je regrette les beaux jours du bug du re-buy…

J’espère que vous avez apprécié ces petites anecdotes sur les jours anciens du poker en ligne!

Adam

 

oui super anecdote merci mec

GTO par-ci, GTO par-là!

Retrouvez Renaud du 5 mai au 11 mai comme ambassadeur de la Mission 4 de #vegashero !

 

Le GTO poker (Game Theory Optimal) est devenu un sujet de plus en plus répandu depuis quelques temps. Pour preuve, les stats Google Trends sur la recherche “gto poker” (les autres recherches à base de gto et de poker donnent des graphes similaires, bizarrement, il semblerait que l’appellation “gto” dans le domaine de la théorie des jeux ne soit pas vraiment utilisée en dehors du poker).

 

A part les problématiques relativement simples de push or fold, les tournois live sont (heureusement?) très éloignés du GTO, et le seront encore pour pas mal d’années. Par contre, si jamais vous entendez le mot GTO à votre table et si vous avez envie de participer à la conversation, voici une ou deux choses que vous devriez savoir - en plus, cela pourra peut-être vous aider à réflechir sur votre jeu…

 (Cela vaut pour le jeu en headsup, mais j’imagine que des quasi solutions pourront se comporter de la même manière avec plus de joueurs)

Tout d’abord, et c’est quelque chose qui n’est pas forcément facile à visualiser pour les joueurs qui ne sont pas familiers avec le GTO, un joueur peut décrire explicitement toute sa façon de jouer - si elle est GTO - à l’autre joueur, celui-ci ne pourra pas faire mieux que break even. Cela parait naturel pour des jeux comme les échecs où il n’y a pas d’information cachée, sans doute moins au poker. Se demander simplement comment, en pratique, une telle stratégie puisse exister vous permettra peut-être d’avoir une meilleure compréhension globale du poker.

 

Un autre aspect intéressant, parmi d’autres, du GTO, concerne les stratégies “mixtes”. De plus en plus, les joueurs mixent leurs façons de jouer, c’est-à-dire adoptent différentes lignes avec la même main. Du reste, le fait que les joueurs “mixent “ de plus en plus (en nolimit en tout cas) est sans doute une influence directe d’une meilleure connaissance du jeu GTO: on a besoin de renforcer certaines ranges dans certains spots, sinon on court le risque d’être exploitable. Par contre, il y a une certaine tendance qui se développe chez certains joueurs, y compris aux plus hauts niveaux: vouloir mixer un peu tout et n’importe quoi, le but étant de pouvoir montrer à peu près n’importe quelle main dans n’importe quelle situation. Mais cela n’a rien à voir avec le GTO.

 

 

 

Dans le cadre du GTO, deux façons de jouer la même main doivent donner la même EV lorsque l’on joue à l’équilibre, c’est-à-dire lorsque deux stratégies GTO jouent l’une contre l’autre. Sinon, on ne serait pas à l’équilibre: le joueur pourrait directement augmenter son EV en jouant plus souvent la main qui donne la meilleure EV, tant que l'adversaire ne change pas de stratégie. En pratique, simplement se poser la question “sous quelles conditions les deux lignes que j’adopte donneraient la même EV?” permettrait d’éviter pas mal d’erreurs: par exemple, je vois régulièrement des slowplays énormes, sur plusieurs streets, de certains joueurs qui ne font du sens uniquement si les gros overbets font partie de l’arsenal de l’adversaire alors que, de fait, pas mal de “regulars” jouent pot limit holdem postflop, hormis quelques spots bien précis.

On peut aussi avoir envie de jouer une main différemment, même si on est conscient de la diminution d’EV par rapport à une ligne plus standard, afin de manipuler un adversaire plutôt faible sur notre range perçue. Mais,dans ce cas, on s’écarte complètement du GTO en voulant exploiter certaines lacunes du joueur adverse.



Certains voient l’avènement du GTO comme la fin du poker (online!). Je ne pense pas, en tout cas pas avant de nombreuses années; je considère plutot le GTO comme une opportunité, une nouvelle façon d’explorer le jeu, sachant que, pour les variantes les plus populaires, on est très très loin de tout maitriser.

Par contre, le GTO a déjà eu une influence non négligeable sur le jeu au cours de ces dernières années: il y a encore deux ou trois ans, les maîtres-mots étaient metagame et niveau de pensée. Meme si la technique était largement reconnue, les tops players étaient souvent considérés comme ceux profitant au mieux du “flux” de la partie. Aujourd’hui, ce n’est plus vraiment le cas: les joueurs les plus avancés veulent avant tout être les meilleurs techniquement et savent qu’il y a encore pleins de choses à découvrir dans le domaine. La dynamique est toujours présente évidemment, mais moins qu’avant, et les joueurs qui considèrent le levelling comme essentiel dans leur jeu sont devenus les joueurs les plus faibles dans les grosses parties online.

 

Je compte blogger régulièrement à l’avenir sur RKH, bragger sur mes performances live et offrir un regard sur le poker online en high stakes. Probablement, les prochaines entrées seront un peu plus concrètes , avec potentiellement des videos/articles de coaching. Stay tuned!

@Renaud Desferet #vegashero 

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Onizuka !

Plus d'articles de ce niveau sur le tag  #RKHpokerStrategie ;)

Greater Than O (or equal)

 

GTO (game theory optimal) has been an increasingly hot topic over the last few years as you can see from the “gto poker” Google Trends graph. (Other “gto” based searches will roughly give the same graph - oddly enough, it seems that the term GTO, as part of game theory, is not widely used outside poker.)

 

 

With the exception of the easy “push or fold” situations, the live tournament scene is the furthest you can be from GTO poker and this will be quite likely the case for the many years to come.

Yet, in case this GTO thing pops up at your table live, you might want to know one or two things about it.

 (This pertains strictly speaking to headsup play, but, possibly, near solutions with more players will behave the same)

First, and this is quite fascinating especially for those not familiar at all with GTO, one can describe explicitly our whole way of playing from every position - if it is GTO - to our opponent, the best he can achieve is break even. This sounds natural for games like chess where there is no hidden information, but maybe not quite for poker. Just simply asking yourself “how can this work in practice for poker” may improve your overall comprehension of the game.

 

Mixing up - that is playing different hands the same way - is certainly part of a GTO strategy. Mixing up is often part of a good player’s arsenal as well. More technical people see this as a way to strengthen their range when standard plays lead to weaker ranges. Now, some players take this concept way too far.

 

 

When playing at the equilibrium (that is two GTO strategies playing against each other), the different lines used to play the same hands will yield the exact same expectation. On the other hand, in practice, players will sometimes have one standard way to play a hand and one way used less often in order to strengthen their range in a specific spot. The question you should be asking yourself is : “under which conditions would those two ways of playing the same hand yield the same expectation (or is it even possible)?”

Quite often, drastic slowplays that I see might yield the same expectation as standard plays only when heavy overbets are in the opponent’s arsenal while it is obviously not the case; or tricky lines used by one player will yield the same expectation as standard ones only if they are used as a bluff far more often than the player does. Generally speaking, many players I face use mixed up strategies that are not at all suitable for the context of the match.

 

Some people see GTO as the end of online poker. I don’t, at least not before quite a few years for the main variants - people have always been quick on seeing the end of online poker in the past anyway...I rather see GTO as an opportunity, because we are so far away from solutions (unlike what you may have heard), except for the simplest variants that are rarely played anyway.

Still, I believe GTO poker has already somewhat changed the overall picture of the game over the past few years. As recently as two or three years ago, dynamic and metagame were still considered as one of the main assets of a top high stakes player. Today, the most advanced high stakes player would gladly rather have an idea of what a GTO strategy might be, so that he can see where his opponent deviates and make money from those deviations. Metagame and levelling still exist obviously, but players thinking of them as their main asset are gradually becoming today’s weaker regulars at the higher stakes.

 

I will be blogging regularly here at RKH, bragging about my live tournaments performances, mostly offering an insider look at high stakes online poker (potentially including more concrete stuff  such as coaching videos/articles), stay tuned!

 @Renaud Desferet 

#RKHpokerstrategy 

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So ok it's not that GTO, I have to get used to it ;).

Thanks for this excellent article Renaud !

 

 

 

amazing and intense thanks bro

You know so much, it's humbling